Les trois albums d'Helloween, « Master of the Rings » (1994), « The Time of the Oath » (1996) et « Better Than Raw » (1998), constituent aujourd'hui l'une des périodes de consolidation les plus marquantes du groupe : une période où ils ont renoué avec leur essence power metal mélodique, tout en affinant leur expression grâce à une puissance plus moderne et une écriture plus soignée. « Master of the Rings » a marqué le début de l'ère Andi Deris (et a également introduit le batteur Uli Kusch), et l'album a rapidement donné le ton avec des singles remarquables tels que « Where the Rain Grows », « Mr. Ego (Take Me Down) », « Perfect Gentleman » et « Sole Survivor » – des titres qui restent parmi les préférés des fans précisément parce qu'ils allient l'énergie classique d'Helloween à un chant plus brut, aux accents rock.

Avec « The Time of the Oath », le groupe a placé la barre plus haut en matière d'ambition : cet album, souvent considéré comme une œuvre conceptuelle inspirée des prophéties de Nostradamus et produit par Tommy Hansen, reste célèbre pour ses moments forts et fédérateurs, ainsi que pour le fait qu'il soit dédié à Ingo Schwichtenberg. Parallèlement, les singles et les clips « Power », « The Time of the Oath » et surtout la ballade « Forever and One (Neverland) » ont consolidé le statut de cet album comme un tournant majeur de la période Deris – un disque aujourd'hui souvent cité comme l'un des chapitres les plus marquants des années 90 dans leur discographie.

Le fil conducteur se poursuit sur « Better Than Raw », où Helloween a misé sur l'agressivité et la variété, sans pour autant renoncer aux refrains percutants. L'album a donné naissance aux singles « I Can » et « Hey Lord! ».